Les chemins de fer ont joué un rôle important dans le développement socio-économique du Togo en facilitant la mise en valeur du territoire. Aujourd’hui, ces infrastructures, concentrées dans la partie méridionale du pays, sont en déclin. Pendant la période allemande, 320 km de voies ferroviaires ont été construites. La présence coloniale des Français a permis de prolonger la ligne centrale jusqu’à Blitta, soit une longueur de 112 km. Après l’indépendance, les lignes Hahotoé-Kpémé, Lomé-Tabligbo et Lomé-Aflao, à vocation essentiellement économique, ont été mises en place. Au total, 568 km de voies ferroviaires ont été construites sur le territoire togolais. Héritées essentiellement des périodes coloniales allemande et française, les voies ferroviaires ont permis le transport des personnes et des biens. Elles sont à la base de l’émigration des populations du Nord vers Sud du pays et de la création des villages dans le Sud-Togo. La construction, la réhabilitation, l’interconnexion sous-régionale des lignes ferroviaires sont les principales mesures à prendre pour valoriser le réseau ferroviaire et permettre le développement socio-économique du pays.
DANDONOUGBO Iléri est Enseignant-Chercheur, Maître de Conférences et Chef de Département de Géographie à l’Université de Lomé. Il est membre du Laboratoire de Recherche Espaces, Echanges et Sécurité Humaine (LaREESH) dont il est le responsable scientifique. Son champ de recherche porte sur les transports en Afrique subsaharienne. Auteur de plusieurs articles scientifiques, ses recherches se sont articulés autour des mobilités dans le cadre de la dynamique résidentielle, transport et travail, et transport vu sous l’angle de développement des activités socio-économiques. Il développe actuellement des réflexions sur les nouveaux enjeux des transports maritimes et des réseaux de communication.
DANDONOUGBO Iléri