À ce titre énigmatique à allure d’une affiche de film, qui peut se douter du contenu original d’une telle œuvre ? L’auteure voudrait choquer qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Comme dans son premier roman, Christiane Abra Gbodui lance une héroïne en quête de l’époux parfait, dans une folle aventure où sexualité convulsive frisant parfois la nymphomanie, se mêle à une succession de trahisons dont Emefa porte la principale responsabilité.
Pour l’illustrer, l’auteure insère subtilement dans son œuvre des fresques réalisées par elle, une façon de dévoiler son autre facette d’artiste plasticienne. Récit d’un nouveau genre, Quarante bougies pour six agneaux gris se veut un roman-tableaux écrit dans un narratif plaisant et digestible d’une houleuse vie de femme.